La Délégation, à l’initiative d’un débat en séance consacré à la mutualisation

La Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation a organisé son premier débat au Sénat, en séance publique, ce jeudi 17 juin, sur le thème de la mutualisation des moyens. En tant que président de la Délégation, Alain Lambert a choisi d’intervenir plus particulièrement sur la question de la nouvelle « donne communautaire ».

En effet, cette donne a notablement évolué, il a semblé désormais urgent de pousser des portes qui viennent de s’entrouvrir. Rappelons tout d’abord, qu’un marché public n’est pas une finalité en soi mais un outil au service de l’éthique et de l’efficacité de l’action locale. Dans le cadre de l’optimisation des moyens, le recours à un tel outil s’avère inutile, coûteux, voire nocif. Pourtant, malgré, la jurisprudence de la Cour de justice européenne, certains fonctionnaires hésitent encore à affranchir la mutualisation de l’application des procédures de marchés publics. Outre un affaiblissement de la sécurité juridique des mutualisations déjà engagées par les collectivités territoriales françaises, cette timidité risque de faire perdre tout l’intérêt de cette technique d’optimisation des moyens !

C’est pourquoi, la Délégation a souhaité, au cours de ce débat, demander au Gouvernement français d’affirmer clairement et fermement, devant la Commission européenne son engagement, en faveur d’une optimisation des moyens véritablement souple et efficace.

Retrouvez l’intervention d’Alain Lambert.

Le choix du mode de scrutin pour l’élection des conseillers territoriaux : une équation à multiples inconnues

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La délégation vient de publier, sous la signature des sénateurs Hervé MAUREY (UC, Eure) et Pierre-Yves COLLOMBAT (PS, Var), un rapport sur les modes de scrutin envisageables pour l’élection des conseillers territoriaux.

Chaque rapporteur y présente son analyse de cette question essentielle. Il aborde en outre des sujets considérés, à tort, comme connexes, mais pourtant au cœur de la réforme. Il en est ainsi de l’opportunité de réduire les effectifs des conseillers généraux et régionaux ou de l’intérêt de la création des conseillers territoriaux au regard de la démocratie locale et de l’efficacité de la gestion des collectivités territoriales.

Lire le rapport sur les modes de scrutin sur le site du Sénat.

La maîtrise des dépenses locales

La Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation entend MM. Gilles Carrez et Michel Thenault sur la maitrise des dépenses locales.

Lors de sa réunion du mardi 18 mai 2010, la Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation a procédé à l’audition de MM. Gilles Carrez et Michel Thenault, co-présidents du groupe de travail sur la maîtrise des dépenses locales.

M. Gilles Carrez a relevé que le groupe de travail avait travaillé dans un consensuel, toutes les associations d’élus y ayant participe. Depuis 1983, la part des dépenses des départements dans le PIB, à compétences constantes, ne s’est pas accrue. II en va de même, à un très faible pourcentage de PIB près, pour les dépenses des régions.

En revanche, en ce qui concerne l’ensemble communes/intercommunalités, il y a eu une augmentation assez sensible qui explique la hausse d’un peu plus d’un point, à compétences constantes, de la part des dépenses locales dans le PIB.

Dès lors que l’on prend en considération les transferts effectués, on constate un phénomène qui touche tout particulièrement les départements, et qui n’est d’ailleurs pas lié aux grandes lois de décentralisation, mais plutôt a des lois spécifiques : transfert du RMI, allocation personnalisée d’autonomie (APA), prestation de compensation du handicap (PCH). Le budget de l’État prend en charge des ajustements sur les comptes locaux et sociaux. Le groupe de travail a pris comme une donnée le fait que le budget de l’État ne pouvait plus se permettre des ajustements aussi massifs.

Partant de ce postulat, le groupe de travail a analysé chaque échelon de collectivités territoriales. Pour le bloc communal et intercommunal, le constat est celui d’une énorme disparité dans les dépenses : entre les 10 % des 36 000 communes qui dépensent le moins et les 10% qui dépensent le plus, le rapport est de 1 à 3.

Le deuxième constat est celui d’une corrélation entre le niveau de dépenses et le niveau de recettes. Depuis trente ans, des parties de recettes fiscales ont été remplacées par des dotations. II en résulte que l’inégalité des dépenses vient dans une large mesure du budget de l’État. Dès lors, le groupe de travail a considère qu’une solution passait par un renforcement de la péréquation.

En ce qui concerne les régions, les ajustements devront se faire par adaptation aux moyens financiers réels des différents programmes, d’infrastructures, de rénovation universitaire…

Quant aux départements, M. Gilles Carrez a décrit un effet de ciseaux qui met aujourd’hui en difficulté 15 ou 20 départements.

Après les interventions de M. Alain Lambert (UMP, Orne), président, Mme Jacqueline Gourault (UC, Loir-et-Cher), MM. Jean-Claude Peyronnet (Soc, Haute-Vienne), et Pierre-Yves Collombat (Soc, Var), M. Michel Thenault a abordé la question de l’intercommunalité, en constatant que « l’accroissement des dépenses du bloc communal, a partir d’une analyse consolidée des comptes, résulte d’une plus grande prise en considération des besoins qui a effacé les effets de mutualisation entre communes et EPCI ».

Sont intervenus MM. Jean-Claude Peyronnet, Roland du Luart (UMP, Sarthe), Philippe Dallier (Ratt. UMP, Seine-Saint-Denis), Claude Jeannerot (Soc, Doubs), Mmes Marie-Thérèse Bruguière (UMP, Herault) et Marie-France Beaufils (CRC, Indre-et-Loire), et M. Alain Lambert, président.

Lettre hebdomadaire du Carrefour n° 408 du 25 mai 2010
Avec l’aimable autorisation de Carrefourlocal.Senat.fr

Alain Lambert : « L’acceptation citoyenne est le paramètre déterminant de la réforme »

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Voici un extrait de l’article « Le gouvernement tarde à engager la révision des valeurs locatives » paru hier, lundi 3 mai,  sur localtis.info

Le ministre délégué au Budget du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin explique comment, selon lui, il faudrait conduire la révision des valeurs locatives. Il s’appuie notamment sur les propositions de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, dont il est le président.

Localtis : Quelles sont les trois ou quatre grandes règles que la révision des valeurs locatives devra, selon vous, respecter ?
Alain Lambert : La révision des valeurs locatives doit viser un objectif : l’amélioration de la justice fiscale et de l’équité devant la charge de l’impôt. La délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation a dégagé un certain nombre de principes consensuels que devrait respecter la révision des valeurs locatives. A savoir : la conduite de la revalorisation des valeurs locatives cadastrales au niveau national ; le maintien d’un niveau constant de ressources pour les collectivités territoriales ; le lissage des effets de cette révision sur une période relativement longue.
A titre personnel, l’acceptation citoyenne de cette réforme fiscale me semble constituer le paramètre déterminant de sa réussite tant il est vrai que l’acceptation d’un dispositif fiscal dépend directement du ressenti des redevables quant à son équité, son efficacité et son rendement. La finalité assignée à la révision des bases ne doit pas non plus perdre de vue la nécessité de respecter le principe d’autonomie financière et fiscale des collectivités locales et d’éviter des transferts de charge importants entre contribuables et entre collectivités.

Localtis : Le gouvernement n’est-il pas en train d’abandonner sans le dire la révision des valeurs locatives qui, compte tenu de ses répercussions, est peut-être considérée comme trop délicate ?
Alain Lambert : Au fil des ans, la nécessité de la révision des bases est passée du stade de la prescription à celui de l’urgence et constitue aujourd’hui un impératif absolu.
Le succès de sa mise en œuvre requiert un devoir de méthode incluant le calendrier de la révision, les modalités de lissage pour éviter des transferts de charge trop importants, le cadre géographique, et les acteurs de la réforme appelés à la mettre en œuvre.
Pour pallier les difficultés pratiques liées aux faibles moyens de l’administration fiscale, la mise en place d’un système déclaratif, qui se substituerait à l’actuel calcul forfaitaire basé sur les conditions du marché locatif de 1970, pourrait constituer une piste d’actualisation des bases plus souple et plus efficace plaçant les contribuables devant leurs responsabilités.

Lire l’intégralité de l’article ici.

Avec l’aimable autorisation de Localtis.info

La délégation multiplie les travaux liés aux réformes

logoLoc« Presque aussitôt après la désignation de ses membres début octobre, la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation présidée par Alain Lambert est parvenue à son régime de croisière, comme en témoigne la multitude de rapports actuellement préparés par ses membres. Tous ces travaux traitent de questions qui se trouvent au cœur des débats et des réformes du moment. (…) Ils associent des sénateurs appartenant à différentes sensibilités politiques, la délégation se voulant un cadre de recherche d’accords transpartisans. »

« Les divers rapports doivent être examinés avant la fin de la session. La délégation a d’ores et déjà prévu ses devoirs de vacances puisqu’à la rentrée, Alain Lambert et Claude Jeannerot présenteront un rapport sur les effectifs des collectivités territoriales et Yves Daudigny un rapport sur l’ingénierie publique. »

« En début d’année, la délégation a formulé une série de propositions sur la révision des valeurs locatives (voir notre article du 14 janvier) et la péréquation (voir notre article du 11 mars). »

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’article sur le site de Localtis.info ou en cliquant ici !

Vous y découvrirez les thèmes des rapports élaborés par ses membres : les modes de scrutin pour l’élection des conseillers territoriaux, statut de l’élu local, la mutualisation des moyens…

N’hésitez pas à poster vos commentaires.

Des premiers mois dynamiques pour la délégation

Mise en place au cours de l’automne 2009, la Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, n’a que quelques mois d’existence mais déjà un bon nombre de travaux à son actif !

Après avoir organisé un débat sur la révision des valeurs locatives, notre Délégation a organisé, conjointement avec la commission des finances du Sénat, une table ronde sur la péréquation, le mercredi 10 février 2010.

Ces réflexions ont permis de préparer le premier rendez-vous législatif de suivi de la réforme de la taxe professionnelle, prévu le 1er juin 2010, conformément aux dispositions de la loi de finances pour 2010.

Enfin, notre Délégation a publié au début du mois de mars, son premier rapport sur la péréquation afin d’éclairer le débat sur la réforme des finances locales et de proposer des pistes de rénovation de la politique de péréquation.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires. Nous souhaitons toujours nous améliorer notre information à votre service.

A la recherche d’une solidarité territoriale : quelques pistes pour une péréquation plus efficace

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En publiant son premier rapport sur la péréquation, la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation, a apporté sa contribution au débat actuel sur la réforme des finances locales.

Chargée par le Sénat de veiller au respect de la libre administration et de l’autonomie financière et fiscale de ces collectivités ainsi qu’à la compensation financière des transferts de compétences et de personnel, la Délégation se devait de proposer des pistes de rénovation de la politique de péréquation.

Sa réflexion vise à apporter un éclairage nouveau sur la péréquation, en amont des débats qui se tiendront lors des rendez-vous législatifs prévus par la loi de finances pour 2010 et lors du prochain débat sur la loi de finances pour 2011.

Destinée à réduire les écarts de richesse existants entre collectivités territoriales et à favoriser l’égalité entre elles, la péréquation est un principe constitutionnel depuis la révision de la Constitution du 28 mars 2003. La péréquation est essentiellement verticale, (6,3 milliards d’euros en 2008) même si certains dispositifs de péréquation horizontale existent (1,6 milliards d’euros en 2008).

Le rapport présenté par notre Délégation, souligne l’augmentation continue des crédits affectés à la dotation globale de fonctionnement (DGF), pivot de la péréquation verticale. Néanmoins, il constate l’essoufflement de ce dispositif.

S’agissant de la péréquation horizontale, il insiste sur les résultats positifs des fonds départementaux de péréquation de la taxe professionnelle, du fonds de solidarité de la région Île-de-France et de l’intercommunalité. Cependant, la nouvelle architecture des dispositifs de péréquation horizontale issue de la réforme de la taxe professionnelle, prévue par la loi de finances pour 2010, rend incertaine l’appréciation de leur performance péréquatrice.
Face à ce constat et afin de rendre les dispositifs de péréquation plus efficaces, le rapport propose :

  • d’augmenter la part de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) affectée à la péréquation, afin de renforcer la place de la péréquation fiscale ;
  • de réfléchir à la prise en compte du critère du revenu global des habitants, en tant que critère de répartition de la péréquation ;
  • de territorialiser la DGF et de réaliser une péréquation au niveau intercommunal ;
  • de lisser les écarts de DGF entre collectivités territoriales de même strate, en favorisant les « sorties en sifflet » des dispositifs de compensation ou de compléments de garantie, et de mettre en place une dotation globale de péréquation.

Modes de scrutin envisageables pour l’élection des conseillers territoriaux

La Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, présidée par Alain LAMBERT, Sénateur et Président du conseil général de l’Orne, a ouvert le débat d’orientation sur les modes de scrutin envisageables pour l’élection des conseillers territoriaux.

MM. Hervé MAUREY, Sénateur (UC) de l’Eure, vice-président de la Délégation, et Pierre-Yves COLLOMBAT, Sénateur (PS) du Var, rapporteurs (cf. « BQ » du 3 février), ont présenté les premières orientations du débat.

Plusieurs objectifs prioritaires ont été fixés pour le mode de scrutin, qui doit prendre en compte la représentation des territoires, celle des courants d’opinion, le respect de la parité, et la mise en place de majorités stables. De fait, ces priorités reprennent les éléments de l’amendement présenté par M. Nicolas ABOUT, sénateur des Yvelines, président du groupe UC, lors du débat sur le projet de loi portant réforme des collectivités territoriales. Rappelons (cf. « BQ » du 26 janvier) que cet amendement stipule: « Le mode d’élection du conseiller territorial assure la représentation des territoires par un scrutin uninominal, l’expression du pluralisme politique et la représentation démographique par un scrutin proportionnel ainsi que la parité ».

La définition de ses objectifs prioritaires doit servir de grille pour définir le meilleur de mode de scrutin. Trois types de scrutins mixtes devraient être analysés. Le premier devrait être celui qui a été proposé par le gouvernement. Le deuxième serait le système allemand.

Rappelons que les électeurs allemands, pour désigner leurs députés au Bundestag, ont chacun deux voix pour les élire, selon un système complexe alliant la proportionnelle au suffrage universel uninominal direct à un tour. La première voix est destinée à élire au suffrage universel direct et uninominal à un tour un député dans chacune des 299 circonscriptions électorales. Le candidat qui remporte le plus de voix est élu, même s’il n’a pas la majorité absolue, et la moitié des parlementaires du Bundestag est ainsi désignée. Mais c’est la deuxième voix de chaque électeur qui détermine le rapport de forces entre les différents partis. Avec cette voix, les électeurs votent en faveur d’une liste de candidats avec ordre préférentiel présentée dans chaque Land (Etat régional) par les formations dont la candidature a été validée par la Commission électorale nationale. En fonction des voix obtenues par les différentes listes, on calcule à la proportionnelle le nombre de sièges de députés auquel a droit chaque parti. Ainsi, si une formation a droit, à la proportionnelle, à 200 députés, on vérifie d’abord combien de mandats directs elle a obtenu dans les 299 circonscriptions et on complète avec les premiers noms inscrits sur la liste. Si le nombre des mandats directs obtenus dépasse le nombre de sièges auquel pourrait prétendre un parti en fonction de la proportionnelle, il conserve ses mandats directs excédentaires et le nombre d’élus des autres listes est alors ajusté à la hausse pour respecter les résultats de la proportionnelle. Le nombre total de sièges au Bundestag s’en trouve alors augmenté.

Le troisième mode de désignation des conseillers territoriaux étudié proposerait un scrutin majoritaire en zone rurale, et un scrutin proportionnel en zone urbaine. Cette proposition, évoquée dans un premier temps, avait été jugée anticonstitutionnelle a priori, ce que réfutent certains constitutionnalistes.

Trois autres types de scrutin devraient être étudiés: le scrutin uninominal à deux tours, qui reprendrait le mode de scrutin actuel pour les élections cantonales; le mode de scrutin de type municipal ou régional, la circonscription pouvant être le département ou un échelon infradépartemental, et enfin le scrutin majoritaire plurinominal, déjà en vigueur pour les élections sénatoriales (dans le cadre du scrutin majoritaire).

Avec l’aimable autorisation du Bulletin Quotidien

La délégation et la commission des finances du Sénat associées pour organiser ce matin une table ronde sur la péréquation

A la suite de la suppression de la taxe professionnelle et de la fixation de clauses de rendez-vous, adoptées par le Parlement dans le cadre de la loi de finances pour 2010, la Délégation et la Commission des Finances souhaitent contribuer au débat actuel sur la péréquation. Pour ce faire, elles ont organisé ensemble ce matin une table ronde consacrée à ces questions en présence des plus grands spécialistes.

La matinée d’auditions et de discussions était ouverte à la presse

Le débat était organisé en trois séquences, portant respectivement sur :

  • l’analyse des enjeux liés à la péréquation ;
  • l‘efficacité du système actuel de péréquation ;
  • les pistes de réflexion pour un système plus efficient.

Voici en avant-première les documents projetés ce matin à l’ensemble des participants :

Composition de la délégation

Nous vous présentons les membres de la Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation :

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BAYLET Jean-Michel; BEAUFILS Marie-France; BELOT Claude; BÉRIT-DÉBAT Claude; BERNARD-REYMOND Pierre; BRAYE Dominique, Vice-Président; BRUGUIÈRE Marie-Thérèse; BUFFET François-Noël, Secrétaire; COLLOMB Gérard; COLLOMBAT Pierre-Yves, Secrétaire; COURTOIS Jean-Patrick; DALLIER Philippe, Vice-Président; DAUDIGNY Yves; DÉTRAIGNE Yves; DOLIGÉ Éric; GOURAULT Jacqueline; GUILLAUME Didier; HÉRISSON Pierre; HERVÉ Edmond; JARLIER Pierre; JEANNEROT Claude; KRATTINGER Yves, Vice-Président; LAMBERT Alain, Président; LEFÈVRE Antoine; du LUART Roland; MAUREY Hervé, Vice-Président; MÉZARD Jacques, Vice-Président; MIRASSOU Jean-Jacques; PEYRONNET Jean-Claude, Vice-Président; POINTEREAU Rémy; REBSAMEN François; RETAILLEAU Bruno; SIDO Bruno, Vice-Président; VESTRI René; VOGUET Jean-François, Vice-Président; VOYNET Dominique

(cliquez l’image pour l’agrandir)

« Pas de démocratie vraie sans responsabilité claire », par Alain Lambert

Alain Lambert est intervenu, en tant que Président de la Délégation sénatoriale aux collectivités, lors de la discussion générale du projet de loi de réforme des collectivités territoriales au Sénat. Il a invité ses pairs à décider de façon pragmatique. Pour cela, il va falloir dépasser les querelles partisanes mais aussi redéfinir le rôle de l’État : acteur ou arbitre ?

Le citoyen doit également pouvoir identifier simplement « qui fait quoi » et « qui finance » : qu’en pensez-vous ?

Premières orientations sur la révision des valeurs locatives

Communiqué de presse : La délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation présente ses premières orientations sur la révision des valeurs locatives

La Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat, que préside M. Alain Lambert (UMP, Orne), s’est réunie le mardi 12 janvier 2010, pour un débat d’orientation sur la révision des valeurs locatives, suite à l’annonce par le Président de la République de la mise en œuvre de cette réforme, courant 2010. Elle avait déjà entendu, en novembre dernier, un expert de la question, M. Dominique Hoorens, économiste et actuel directeur des études économiques et financières à l’Union Sociale pour l’Habitat (USH).

A l’issue d’un large débat au cours duquel sont notamment intervenus Mme Dominique Voynet, MM. Pierre-Yves Collombat, Philippe Dallier, Didier Guillaume, Edmond Hervé, Claude Jeannerot, Antoine Lefèvre, Roland du Luart, Jacques Mézard, Jean-Jacques Mirassou, Bruno Sido, Mme Marie-Thérèse Bruguière, un certain nombre de principes consensuels se sont dégagés, que devrait respecter la réforme des valeurs locatives :

  • nécessité de mettre en œuvre cette réforme rapidement pour des raisons de justice fiscale et d’équité territoriale
  • engagement de la réforme en 2011, afin de permettre son affinement jusqu’en 2014, date des prochaines élections municipales
  • conduite de la revalorisation des valeurs locatives cadastrales au niveau national
  • maintien d’un niveau constant de ressources pour les collectivités territoriales
  • lissage des effets de cette révision sur une période relativement longue

Plusieurs membres de la Délégation, en particulier son président M. Alain Lambert et M. Jacques Mézard, se sont prononcés en faveur d’un système déclaratif plaçant les contribuables devant leur responsabilité, comme c’est le cas pour d’autres impôts. En revanche, la Délégation a été partagée sur le choix entre valeur locative et valeur vénale comme base de référence.

En conclusion, M. Alain Lambert, président, a invité les membres de la Délégation , qui se veut force de proposition, à poursuivre la réflexion en vue de se prononcer par des recommandations dès que le contenu du projet de réforme des valeurs locatives sera connu.

Cliquez ici pour voir les autres communiqués de presse…

Éclairer le débat sur les collectivités locales

Tel est l’objectif de la délégation sénatoriale présidée par Alain Lambert !
Cette semaine, les sénateurs Philippe Dallier, Vice président de la délégation, Pierre-Yves Collombat, son secrétaire et François Rebsamen, l’un de ses membres se sont livrés à l’exercice de l’interview.
Pour ces experts, élus de terrain, la délégation est un lieu d’échanges construits autour de l’avenir des collectivités locales et une force de proposition.
Découvrez ces trois vidéos et laissez-nous vos commentaires.

Présentation de la Délégation et programme de travail

La Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation s’est vu confier par l’Instruction générale du Bureau la triple mission :

  • d’informer le Sénat sur l’état de la décentralisation et plus généralement sur toutes les questions relatives aux collectivités territoriales ;
  • de veiller au respect de leur libre administration et de leur autonomie financière et fiscale, ainsi qu’à la compensation financière des transferts de compétences et de personnels ;
  • d’évaluer la mise en œuvre des politiques publiques locales.

Dès son installation le 7 octobre dernier, la Délégation a défini sa méthode de travail et a procédé à un premier échange de vues sur son programme et à la préparation de son règlement intérieur.

S’agissant de sa méthode de travail, la Délégation se propose de faire appel, en tant que de besoin, aux procédures classiques, ainsi qu’à des modes d’action plus innovants. Elle compte notamment organiser des débats thématiques associant des personnalités extérieures, procéder à des consultations d’élus locaux, effectuer des déplacements dans les territoires et nouer des partenariats avec des institutions étrangères. Elle a également décidé de se faire assister par un comité d’experts où sont appelés à siéger des représentants des élus locaux, des administrations compétentes, et des grandes institutions partenaires des collectivités territoriales, ainsi que des spécialistes du monde universitaire.

Elle a également procédé à deux échanges de vues sur son programme de travail, en veillant à ne pas porter atteinte aux prérogatives des commissions.

Il lui a paru cependant difficile de se tenir complètement à l’écart de la réflexion liée à l’engagement de la réforme de la fiscalité locale et du projet de réorganisation des collectivités territoriales. A cet égard, la Délégation a entendu inscrire ses travaux dans la continuité de ceux de la mission Belot, d’autant que la majorité de ses membres ont également participé à cette mission.

Au cours des six réunions qu’elle a tenues depuis son installation, la Délégation a procédé à une série d’auditions complémentaires. Ses membres ont été nombreux à répondre à l’invitation de la Commission des finances à participer à ses travaux sur la réforme de la fiscalité locale, et à suivre les auditions organisées par la Commission des lois sur la réforme de l’organisation territoriale, ouvertes à l’ensemble des sénateurs.

Dans les mois à venir, la Délégation compte lancer un certain nombre de chantiers dans le cadre de sa mission d’évaluation de la mise en œuvre territoriale des politiques publiques, tels que :

  • les transferts en matière d’action sociale et de santé (la politique de la petite enfance)
  • le poids des normes, en matière environnementale notamment
  • le partage des responsabilités en matière d’ingénierie publique
  • le statut de l’élu local
  • la mobilité dans la fonction publique
  • des comparaisons européennes sur l’organisation des collectivités territoriales en Europe
  • une évaluation du contrôle administratif et financier des collectivités territoriales
  • une évaluation des économies à attendre de la réforme des collectivités territoriales.

Le programme de travail définitif de la Délégation pour l’année 2010 sera communiqué à la Conférence des présidents dès qu’il aura été arrêté, en principe dans le courant du mois de janvier.

Elle a d’ores et déjà programmé, en partenariat avec la Commission des finances, une Table ronde sur la Péréquation pour le 10 février prochain.

La Commission consultative des normes : un outil au service de la rationalisation des dépenses locales

Installée le 25 septembre 2008, la Commission consultative d’évaluation des normes (CCEN) a vocation à maîtriser les dépenses locales issues des normes produites par les administrations centrales. En effet, les ministères doivent désormais lui soumettre, dès leur élaboration, l’ensemble des textes réglementaires qui ont un impact financier pour les collectivités territoriales. Composée de 15 élus et présidée par Alain Lambert, cette commission se réunit chaque mois.

Ainsi, depuis sa création, la CCEN a examiné 190 projets de textes réglementaires générant un coût d’environ 995 millions d’euros pour les collectivités territoriales. Sa saisine a permis de réaliser près de 365 millions d’euros d’économies depuis septembre 2008 !

Afin d’améliorer l’efficience de cette Commission, son président souhaite désormais qu’elle se consacre non seulement aux textes produits par les ministères mais aussi au stock des normes réglementaires pesant sur les collectivités. De nouvelles économies en perspective pour les acteurs locaux…

Débat au Sénat sur la mission budgétaire des relations avec les Collectivités Locales

S’est tenu hier soir au Sénat, le débat budgétaire sur les relations financières entre l’État et les Collectivités Locales. Comme Président de  Délégation, j’étais invité à y participer. Malheureusement la séance a pris du retard et j’ai été contraint de rentrer dans l’Orne avant que ne s’ouvrent les travaux.

C’est pourquoi j’ai posté cette vidéo qui reflète fidèlement ce que j’aurais dit à la tribune de la Haute Assemblée si j’avais pu y rester. Pour me situer quand même dans le contexte des seuls crédits mis en discussion, j’ai orienté mon propos sur deux thèmes essentiels : la péréquation dont tout le monde parle mais dont personne ne parvient à trouver la clé ! Et des normes qui constituent l’essentiel du malentendu entre l’État et les Collectivités. Un État qui continue de légiférer, de réglementer et d’entraîner des dépenses supplémentaires sans cesse plus lourdes, tant en continuant à critiquer les collectivités qu’il trouve trop dépensières. La schizophrénie publique est devenue de la maladie de France.

Merci de poster vos commentaires.

Pourquoi cette délégation ?

La délégation sénatoriale aux collectivités locales et à la décentralisation, présidée par Alain Lambert a débuté ses travaux voici un mois. Ses membres nous livrent leurs impressions, leurs espoirs, leurs attentes dans de courtes vidéos.

Tous souhaitent une discussion claire, franche pour que la réflexion progresse. Cette formation se veut audacieuse, avec des propositions fortes et sincères autour de la péréquation et des conseillers territoriaux, entre autres. Notre paysage territorial va connaître de profonds changements. Ils ne seront utiles que s’ils sont fondés sur l’expérience et le bon sens !

Dans ces interviews : Dominique Braye, Eric Doligé, Edmond Hervé, Hervé Maurey, Jacques Mézard et Bruno Sido… découvrez les vidéos et laissez-nous vos commentaires.

Questions-cribles sur la réforme des collectivités territoriales

Hier, Alain Lambert a posé une question crible à Alain Marleix.

En tant que Président de la Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales, il est intervenu et a interpellé le Ministre sur un point essentiel.

Regardez la vidéo et faites-nous part de vos remarques !